Awal

Slammeurs - Algérie
Awal est un collectif qui compte quatre slammeurs qui se sont fait connaitre sur les réseaux sociaux et notamment lors des multiples scènes qu’ils ont animés à l’institut français d’Oran, où ils ont organisé et animé la soirée de la nuit blanche 2017, au musé d’art moderne avec une grande performance lors de la 4eme Biennale méditerranéenne d’Art contemporain  et encore à la galerie d’art civ.oeil dont ils sont membres actifs et où ils organisent des rencontres littéraires et des ateliers d’écritures.
Le collectif s’est surtout fait connaitre grâce au court métrage « la rue » réalisé par Toute Fine et Sam Mb les deux jeunes filles du collectif qui avec l’aide des deux autres membres masculins du groupe, ont crié dans une vidéo qui dure plus de six minutes leur colère vis-à-vis du harcèlement de rue. C’est grâce à ce court métrage et à la contribution de Tewfik ALI CHAOUCHE qu’elles ont pu participer à la semaine de la femme de Toulouse où elles y étaient invitées  pour présenter le court métrage ensuite les prestations se sont enchainés avec succès dans divers lieux culturels comme la fabrique, au théâtre la brique rouge,la bourse du Travail et  au siège des différentes associations féministes toulousaines et également à l’institut des assistantes sociales de la croix rouge,l’aventure Toulousaine c’est clôturé par une performance poétique au sein d’une cérémonie au consulat d’Algérie . C’est ensuite à Mostaganem et dans le cadre du forum Amnesty international qu’elles ont fait la projection du court métrage puis à Paris pour le festival Algérie en mouvement où elles ont également animées un débat sur la place des femmes dans l’espace public.
Elles ont l’habitude d’accompagner la projection de leur court métrage par des prestations Slam avec des textes qui tournent autour de la situation de la femme. Leur engagement a fait qu’elles soient désignées par le journal France 24 comme faisant partie des cinq femmes les plus influentes d’Afrique, plusieurs autres journaux nationaux et internationaux ont parlés d’elles et de l’ensemble du collectif, comme le magazine ELLE, le journal Algérien El WatanJeune Afrique, Le courrier international, Algérie 360 degrés et Tv5monde qui a fait une interview et un portrait vidéo sur Toute Fine lors d’une scène qu’elle avait animé au bastion 23 d’Alger.
Toute fine sort également un recueil titré « presque deux » et édité avec la contribution de l’institut français d’Oran, ce recueil est le résumé des presque deux ans de l’expression de cette dernière sur les réseaux sociaux et fait le point sur les événements qui l’ont le plus marqué et l’engagement qui fait ses textes, textes qui ne tournent pas que sur la thématique de la femme, elle comme, Sedik Oms, Doc2Rap et Sam MB, les autres membres du collectif écrivent sur de multiples sujets sociaux, dont le rapport à la terre, l’exil et le fait de se sentir étranger parmi les siens, comme la chanson intitulé « Dini » (prend moi), écrite par Sedik Oms et Sam Mb qui aborde avec beaucoup de subtilité le sujet de l’immigration et de l’aspiration d’un meilleur ailleurs en d’autres terres, ou bien encore le slam « simplement humain » de Sam Mb qui traite du vivre ensemble du même ordre que « Algérienne» de toute fine et « je suis une femme » de Doc2Rap et « les jeunes gens de ma cité » de Sedik Oms.
Leur spectacle alliant slam et chant dure prés d’une heure et a connu énormément de succès à Oran, la ville qui porte les passions de ce jeune collectif et qui espère exporter en d’autres lieux leur mots qui sont un appel à la tolérance, à l’acceptation de l’autre et au vivre ensemble.

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